Jésus accomplit les saintes Ecritures

Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture ...

EVANGILE DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT LUC  Au chapitre 4

16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.

17 On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,

19 annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.

20 Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.

21 Alors il se mit à leur dire :

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture                                                                                                             que vous venez d’entendre. »

  • Nous savons que le Messie naitrait d’une Vierge

C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils, et on lui donne le nom d’Emmanuel c’est-à-dire (Dieu avec nous). ( Livre d’Isaie 7, 14)

Remarque: Le mot hébreu « almâh » ne laisse aucun doute, car il n’est employé que sept fois dans la Bible, et il a toujours le sens de vierge (Livre de l’Exode 2, 8; Psaume  63,  verset 26; Cant I, 3; Cant 6, 8; Prov 30, 19 ).

(Abbé Augustin Lémann, histoire complète de l’idée messianique chez le peuple d’Israel, page 53)

  • … Nous savions que Le Messie naitrait à Bethléem …
  • Et toi, Bethléem Ephrata, petite pour être entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui doit régner en Israël, et ses origines dateront des temps anciens, des jours de l’éternité.
  • C’est pourquoi il les livrera, jusqu’au temps où celle qui doit enfanter aura enfanté ; et le reste de ses frères reviendra aux enfants d’Israël.
    Il se tiendra ferme, et il paîtra ses brebis, dans la force de Yahweh, dans la majesté du nom du Seigneur, son Dieu ; et on demeurera en sécurité, car maintenant il sera grand, jusqu’aux extrémités de la terre.
    C’est lui qui sera la paix. ( livre de Michée 5, 1 – 4)

  • Que Le Messie devait faire une entrée triomphale à Jérusalem,  
  • ayant un âne pour monture…
    Tressaille d’une grande joie, fille de Sion ! Pousse des cris d’allégresse, fille de Jérusalem ! Voici que ton Roi vient à toi ; Il est juste, lui, et protégé de Dieu ; il est humble ; monté sur un âne, et sur un poulain, petit d’une ânesse.                                                         (Livre de Zacharie 9, 9)

  • Que Le Messie serait rejeté par des responsables religieux:
  • La pierre rejetée par ceux qui bâtissaient est devenue la Pierre angulaire. (Psaume 118, 22)

JESUS Le Messie est le Serviteur souffrant

 annoncée dans le Livre d’Isaïe :

la certitude nous est donné par les détails (mis en rouge) de la passion et cela  particulièrement dans le psaume 22 ci-dessous

Lorsque Jésus annonce sa Passion (Marc 10, 33-34), il le fait avec les détails que l’on trouve dans la présentation du serviteur persécuté (Isaïe 50, 6) : les coups, les outrages, les crachats :

« « Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré (livré aux grands prêtres et aux scribes; ils le condamneront à mort et le livreront aux païens, ils le bafoueront, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et après trois jours il ressuscitera. » »  (Evangile selon saint Marc chapitre 10, 33-34)

Dans le Livre d’Isaïe chapitre 50:

05 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. 06 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.

Dans le livre d’Isaïe au chapitre 53:

01 Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?

02 Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire.

03 Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

04 En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.

05 Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.

06 Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

07 Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.

08 Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple.

09 On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.

10 Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

11 Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.

12 C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs

Psaume 21

02 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? * Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis.

03 Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; * même la nuit, je n’ai pas de repos.

04 Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d’Israël !

05 C’est en toi que nos pères espéraient, ils espéraient et tu les délivrais.

06 Quand ils criaient vers toi, ils échappaient ; en toi ils espéraient et n’étaient pas déçus.

07 Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple.

08 Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête :

09 « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

10 C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère, qui m’a mis en sûreté entre ses bras.

11 A toi je fus confié dès ma naissance ; dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.

12 Ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider.

13 Des fauves nombreux me cernent, des taureaux de Basan m’encerclent.

14 Des lions qui déchirent et rugissent ouvrent leur gueule contre moi.

15 Je suis comme l’eau qui se répand, tous mes membres se disloquent. Mon coeur est comme la cire, il fond au milieu de mes entrailles.

16 Ma vigueur a séché comme l’argile, ma langue colle à mon palais. Tu me mènes à la poussière de la mort. +

17 Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ;

18 je peux compter tous mes os. Ces gens me voient, ils me regardent. +

19 Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.